Hier soir, séance 21h45, MK2 Bibliothèque.
L’heure est grave. Nous allons voir Mesrine 2 (pour la faire courte)
Petit flashback sur le premier.
Mise en place des bases, ambiance de l’époque, état d’esprit du « héros », une histoire sur plusieurs années.
La suite est bien moins aventureuse. Pas de road trip to canada, USA ou que sais je encore. C’est assez posé. LE monsieur a vieilli il est moins en mouvement. Mais surtout, ce volet n’est pas le
récit de Mesrine, il y a donc des lacunes dans les faits. Pour cela on s’étend sur les passages d’interview ou au tribunal, ce qui est avéré en somme.
Mais le gros changement c’est l’humeur de Jacques Mesrine. Ici exit le rebelle sanguin (sauf la scène de la grotte). On nage presque dans l’humour et la sympathie pour ce personnage attachant et si
malin! Parce que finalement c’est cela qui nous épate! On dirait un Belmondo de l’époque. Je vole, je fais les 400coups j’arnaque le système, mais je le fais un cigare à la main, en saluant
toujours les dames et en glissant quelques boutades hilarantes! (« amanda lear », « comme tout bon citoyen je me cache derrière la justice! »).
Un personnage complexe, mauvais mais on lui pardonne, intelligent, charmeur et charmant…un héro des 70′s, bien loin de l’homme de l’an 2000 si conformiste, apeuré et peu ambitieux!
Oh non je ne suis pas déçu de l’homme du nouveaux millénaire, mais on a bien le droit de fantasmer se projeter dans le film non!
Blague à part la fin est relou, pas nul, on voudrait que ça ne s’arrête jamais, on voudrait que Mesrine puisse encore s’échapper et surtout encore se jouer du commissaire Broussard et sa
team…Mais non il meurt comme ça pouf dans un carrefour. C’est la réalité et même si elle relevait presque d’un film hollywoodien au début la fin est simple, la mort puis plus rien puis clap de
fin.
Un excellent film, l’histoire y est pour beaucoup, une interprétation magnifique de Vincent Cassel, bref GO GO GO. Le must se faire le 1 et le 2 dans la foulé, 4h30 de Mesrine, éviter d’aller à la
banque en sortant!!


