Archive for category Music – Livres

L’Etranger, Camus

« Aujourd’hui, Maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. »

Ce bouquin je l’ai lu et adoré il y a 17ans!

Le fait d’avoir une memoire de poisson rouge, me permet de relire les memes livres plusieurs fois avec toujours autant de passion, d’intérêt et d’émerveillement !

Mais lire l’Etranger à 30ans ce n’est pas comme le découvrir à 15 ans. L’expérience de la vie d’adulte, la vie amoureuse, les malheurs de la vie, aussi, nous donnent une approche différente de nos lectures.
De nouvelles interrogations, de nouveaux sentiments ou ressentiments nous assaillent. On lit avec un niveau supérieur.

La mort, par exemple, ne me parlait pas vraiment à 15ans. Aujourd’hui, la mort de La mère de Meursault est une epreuve que j’ai connue, non pas personnellement, mais via des amis proches.
Je considere aujourd’hui la mort alors qu’à 15ans je ne la ressentais pas, elle ne me touchait ni ne m’effrayait pas.
L’amour, celui de Marie pour Meursault. Marie qui parait si legere et naive. Meursault taciturne, qui se laisse volontier faire, ne dit jamais non mais n’a que tres peu d’envie finalement. Cette relation, je ne pouvais la concevoir dans ma tete d’ados cartésienne et vierge de tout sentiments amoureux. Aujourd’hui je la conçois, je la comprends et je la pardonne.

Car oui cette relation amoureuse est terrible.

Ces deux amants sont ensemble mais sans vivre la même relation.
Quand la pétillante Marie est une passionnée amoureuse et pleine de projets, Meursault n’est qu’un taciturne sans ambition ni autre interet que celui de ne pas trop déranger ni trop se fatiguer. L’homme du besoin de rien envie de rien. Il marche sans but, se retrouve par hasard à des moments clés de sa vie. Il n’a d’envie que celles évidentes, qui s’offrent à lui sur l’instant sans trop déranger sa routine. Il n’y a vraiment que lors de son séjour en prison qu’il se met à rever, à avoir envie de femme, de liberté, de vie. Il est deja trop tard. Il subit ce qui lui arrive alors que finalement c’est lui qui a provoqué cette issue par son absence d’action.

D’ailleurs on oublie qu’il a eu un acte, un geste, celui de tuer quelqu’un. Cet acte est presque gommé par Camus. Il élude l’acte de Meursault, il n’en garde que les conséquences.

Amour et Mort se conjuguent sur fond de passivité. Celle du personnage principal.
Voilà un passage issu du volet amoureux. Celui qui m’a le plus interpellée, forcement « l’experience précède l’essence » [Sartre]. Mon experience m’amene à m’arreter sur ce que je connais ou me concerne, de près ou de loin :)

Extrait du chapitre 5 (1ère partie) “La demande en mariage”

Le soir, Marie est venue me chercher et m’a demandé si je voulais me marier avec elle. J’ai dit que cela m’était égal et que nous pourrions le faire si elle le voulait. Elle a voulu savoir alors si je l’aimais. J’ai répondu comme je l’avais déjà fait une fois, que cela ne signifiait rien mais que sans doute je ne l’aimais pas. « Pourquoi m’épouser alors? » a-t-elle dit. Je lui ai expliqué que cela n’avait aucune importance et que si elle le désirait, nous pouvions nous marier.

D’ailleurs, c’était elle qui le demandait et moi je me contentais de dire oui. Elle a observé alors que le mariage était une chose grave. J’ai répondu : « Non ». Elle s’est tue un moment et elle m’a regardé en silence. Puis elle a parlé. Elle voulait simplement savoir si j’aurais accepté la même proposition venant d’une autre femme, à qui je serais attaché de la même façon. J’ai dit: « Naturellement. »

Elle s’est demandé alors si elle m’aimait et moi, je ne pouvais rien savoir sur ce point.
Après un autre moment de silence, elle a murmuré que j’étais bizarre, qu’elle m’aimait sans doute à cause de cela mais que peut-être un jour je la dégoûterais pour les mêmes raisons. Comme je me taisais, n’ayant rien à ajouter, elle m’a pris le bras en souriant et elle a déclaré qu’elle voulait se marier avec moi. J’ai répondu que nous le ferions dès qu’elle le voudrait.

Je lui ai parlé alors de la proposition du patron et Marie m’a dit qu’elle aimerait connaître Paris. Je lui ai appris que j’y avais vécu dans un temps et elle m’a demandé comment c’était. Je lui ai dit: « C’est sale. Il y a des pigeons et des cours noires. Les gens ont la peau blanche. »

Puis nous avons marché et traversé la ville par ses grandes rues. Les femmes étaient belles et j’ai demandé à Marie si elle le remarquait. Elle m’a dit que oui et qu’elle me comprenait. Pendant un moment, nous n’avons plus parlé. Je voulais cependant qu’elle reste avec moi et je lui ai dit que nous pouvions dîner ensemble chez Céleste. Elle en avait bien envie, mais elle avait à faire. Nous étions près de chez moi et je lui ai dit au revoir. Elle m’a regardé: « Tu ne veux pas savoir ce que j’ai à faire? » Je voulais bien le savoir, mais je n’y avais pas pensé et c’est ce qu’elle avait l’air de me reprocher. Alors, devant mon air empêtré, elle a encore ri et elle a eu vers moi un mouvement de tout le corps pour me tendre sa bouche.

L'Etranger Camus

Mise en scène Kamel Ouali

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J’aime lire…

Ma maman m’a toujours dit que j’avais appris à parler tres tôt et à lire en 2 mois.

En primaire, je me souviens qu’avec la classe nous allions tous les samedis matins à la bibliothèque « des enfants ». Cette petite bibliothèque, pas très rangée, pas très jolie, un peu petite, regorgeait de trésors! Des éditions toutes abimées de contes… Ceux de Grimm de Perault, d’Anderson. Ceux de la rue Broca!

girlreading
Je les ai tous lus. Quand ces livres n’ont plus été assez nombreux pour nourrir mon imagination de petite fille, je suis passée aux romans contemporains. Les livres de poches…
Ceux là j’en ai avalé un tas! En grandissant, les études devenant plus prenantes, j’ai diminué mes lectures…

Heureusement, le virus de la lecture ne s’en va jamais! Il est là, en nous! Aujourd’hui je revis, je relis. Pas dans le métro, mais toujours dans mon lit avant de m’endormir, avec ma lampe de poche chevet.

Un bon livre est celui qui m’emmène ailleurs, très loin, à la lueur d’une petite lampe, dans le silence de la nuit…
Celui qui me tient en haleine, me crispe, celui qui me fait mentir quand je dis « allez une derniere page et j’éteins ».

in bed with book

J’ai decouvert, il y a deux jours un « face book », un vrai reseau social dédié aux livres. http://booknode.com. Je viens à peine de m’inscrire et je suis encore à ajouter tous les livres que j’ai lus ou que j’aime! J’ai envie de tout ajouter! Mais ça ne va pas etre possible… Cet espace, dont j’adore la charte graphique hyper sobre et classieuse, permet d’avoir un profil avec des listes de livres lus/ aimés… des wishlists…
On peut aussi évaluer les livres, partager avec d’autres lecteurs… On peut consulter les fiches de lectures de bouquins, il y a un catalogue des auteurs aussi.

La cerise sur le gateau: un comparateur de prix neuf et/ou occasion est integré au site. Il est completement independant des comparateurs de prix sur le web. Encore un site qui risque de me faire passer des nuits blanches!

 

 

book node

Un edit:pour signaler aussi un nouveau venu dans le monde des livres! J4ai reçu ce matin dans ma boite mail la newsletter de MylittleParis. Ils se lancent aussi dans le monde des « liseurs ». Ce qu’ils disent:

Le roman qui va changer votre vie ? Trouvé. Le polar anti-insomnie ? Trouvé. Le livre à offrir à un homme qu’on vient de rencontrer ? Trouvé. Bonne nouvelle : on vient de lancerMy Little Book Club, le club des lecteurs insatiables.

Depuis des mois, on lit partout, tout le temps, pour vous dénicher les meilleurs bouquins. Promis, on n’en fera pas des tartines, parce qu’on sait que vous n’avez pas le temps. Alors on va vous sélectionner les meilleurs. Ceux qui fichent des chabadabada dans la tête et des frissons dans le ventre. Pour recevoir une fois par semaine une idée de livre inspirante,abonnez-vous ici.

Mylittlebook

Pas encore testé, pas encore inscrite. On verra plus tard s’il y a matière à faire un artikeul. Ou pas!

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Lana Del Rey!

Ce n’est pas souvent que j’ai un coup de coeur musical. Mais là là je suis tombée amoureuse d’une chanteuse, de sa voix, de son univers de tout quoi!

Lana Del Rey. Il parait que cette nana a buzzé sévère il y a quelques mois. J’ai du passer à coté. Je suis tombée par hasard sur sa « vidéo games ». Ou pas, c’etait la semaine derniere et j’ai déjà oublié comment j’ai attérri sur son clip…

C’est beau, c’est grave, c’est lancinant, c’est orgasmique et c’est du neuf. Car oui je n’ecoute que des vieux trucs tellement rien ne me plait dans la musique de maintenant…

Entre Folk et Blues cette nana me transporte, elle me fait rêver je suis amoureuse! Je me noie dans son univers lyrique! Sur Spotify, dans ma caisse, dans le métro, au boulot, je l’écoute en boucle! J’ai envie d’écoeurement! Je n’y arrive pas! Je veux voir jusqu’ou cette aventure entre Lana et moi ira… « Video Game » est une chanson magnifique pour découvrir la chanteuse. Voix grave et nonchalante
« Blue Jeans » est juste sublime, full of suicidal tendance… Oui on pourrait mourir sur cette song…

Mais alors qu’est ce qui cloche chez Lana? Bien oui il y a du marketing dans tout ça… Son nom so glamourous, son univers, sa bouche pulpeuse, sa couleur rousse. Elle a subit un relooking important… Mais je dois avouer que le marketing (et c’est une marketeuse qui vous parle là) ne m’a jamais autant captée, jamais autant parlé, jamais autant ensorcelée! Deviendrais-je enfin cette occidentale moyenne, avec des idées moyennes, et des envies moyennes tant courtisée par les marques & co? Serais-je enfin devenue le coeur de cible des marques de lessive? Ou vais je enfin aimer Lady Gaga et Black Eyed peas? Regarder 100% mag, vis ma vie, confession intime???

Non! Parce que ce produit marketing qu’est Lana Del Rey, ce n’est qu’une extrapolation de ce qu’elle était déjà. Oui on l’a habillée, maquillée, repulpée, mais c’est toujours elle. Faisant la moue, esquissant des sourires, timide, ingénue et grave à la fois. Sa voix n’est que pure merveille, ses chansons ses textes sont beaux, parfaits. J’aime je ne m’en lasse toujours pas!

En meme temps son relooking colle tellement à la mode des années 50 60. Marylin et ses cheveux peroxydés, Rita Hayworth devenue rousse et ayant redessiné son visage en arrachant des dents! Lauren Bacall qui avait une voix aiguë et qui l’a retravaillée jusqu’à obtenir le timbre grave qu’on lui connait. Alors pourquoi pas Elizabeth Grant (vrai nom de Lana Del Rey)?

La cerise sur le gâteau, la demoiselle aime aussi le hip hop, et je trouve ses textes parfois très inspirés de cet univers. Est ce parce qu’elle est New Yorkaise qu’elle jongle si bien entre les mondes/modes?

« I Did what i Had to Do » Kinda Outta Look.

 

 

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